Labellisation
RT 2012
FICHE TECHNIQUE
programme Résidence sociale de 180 logements T1 + pôle administratif et espaces partagés
localisation Aulnay sous Bois 93
maître d’ouvrage 3F Résidences Sociales de France
maître d’œuvre a+ samueldelmas
surface SHON 4 300 m²
calendrier livré en 2016

Séquence urbaine, répétition en variation

conception / construction d’une résidence sociale de 180 logements

Comment, sur une parcelle en lanière le long d’une avenue, offrir une vraie qualité de vie à des gens venus d’ailleurs et un supplément d’âme à ce lieu ?

+ Diviser pour mieux loger
Dans un contexte marqué par une certaine démesure liée aux grands ensembles immobiliers et aux importantes surfaces dédiées à la voiture, l’enjeu premier est de proposer une échelle domestique plus humaine et appropriable par les Aulnaysiens et les futurs résidents.
Cette volonté se matérialise par une « fragmentation unifiée » du programme. En créant trois bâtiments de logements rassemblés par un socle unificateur, l’impression d’unité est assurée sans prendre la forme d’une barre unique. En dehors d’assurer une véritable qualité de vie aux résidents, cette fragmentation permet d’offrir un visage inattendu et accueillant de la résidence sociale de l’avenue Suzanne Lenglen.

+ Créer une intériorité apaisée et se jouer d’un contexte dynamique
Ce que le contexte ne peut nous apporter, il faut le créer. C’est en partant de ce postulat qu’est né le souhait d’une intériorité protégée des assauts de la ville.
Le rez-de-chaussée est traité comme un espace ouvert, fédérant les volumes qui s’organisent librement et de manière dynamique sous les trois bâtiments de logements qui les surplombent. À géométrie variable, il offre une série d’espaces et de perspectives variées, et constitue un véritable espace de rencontre à l’échelle de la résidence.
En étage, l’effet de surprise naît du paradoxe entre une composition hyper-rationnelle de la façade (2 modules de menuiseries superposées) et une mise en œuvre variée (nus de menuiseries, jeu de texture, position des parties ouvrantes et fixes…).

+ Proposer plusieurs niveaux de convivialité
L’enjeu d’une résidence sociale accueillant autant de personnes réside également dans les possibilités offertes aux habitants de tisser des liens sociaux. Pour ce faire, le bâtiment propose différents niveaux de
convivialité : à l’échelle de la résidence, à l’échelle d’un bâtiment et enfin à l’échelle de l’étage.

+ Offrir un logement généreux et optimal
Le travail des échelles du projet, s’applique également aux cellules de logements qui ont été élaborées pour assurer l’optimisation des surfaces et plaisir d’habiter.
Le logement a été désencombré en mettant en place deux dispositifs : une organisation en L et une concentration des rangements au sein de « cloisons épaisses ».

Le projet se développe en prolongement de l’axe vert nord-sud à l’amorce entre la ville et la forêt, il marque la transition entre l’espace urbain et végétal.
De par ses volumes découpés et ses toitures vallonnées foisonnantes, le projet poursuit l’idée urbaine d’une accroche à la forêt. Les arbres ombragent et protègent la cour et la façade au rythme serré des brise-soleil en bois qui rappellent celui des troncs fins d’une forêt, à travers lesquels la végétation transparait, se glissant ici dans les trames évidées depuis les patios.

Par son architecture et ses matières, il affiche qualitativement son appartenance à un quartier en pleine mutation, résolument contemporain avec les problématiques qui y sont associées : énergies, développement durable, vivre entre densité et intimité. Il développe une écriture immuable basée sur des proportions à l’échelle des enfants. Tout le travail d’organisation et d’aménagement a été réfléchi autour du confort d’usage pour le personnel et le bien-vivre des enfants.

Le volume du projet développe un socle poreux, entre intérieur et extérieur, affirmant la présence d’un équipement public dans la dynamisation du quartier.

La logique d’esthétique des matériaux s’inscrit dans la même logique de valorisation de par son écriture structurée. L’esthétique choisie découle d’une certaine évidence de par sa matière et sa couleur. Les teintes du béton et les lames de bois sont en résonance avec l’écriture déjà mise en place sur les espaces publics.
Ainsi, sur le premier mètre de hauteur, du béton ocre préfabriqué habille la façade. Matériau pérenne, solide et élégant, il protège le bâtiment des agressions.
Outre ses qualités environnementales et esthétiques, le bois a été choisi afin de s’inscrire dans la démarche urbaine générale sur l’ensemble du quartier, créant un aspect noble et qualitatif que nous avons souhaité poursuivre. Le bâtiment affiche une image élégante, saine et écologique, ancrée dans les problématiques du 21e siècle.